Sous pression de l’UE, le Cameroun réexamine son registre maritime soupçonné de transporter du pétrole russe
Le gouvernement camerounais a ouvert, vendredi 6 février à Yaoundé, un dossier à forte portée diplomatique : l’immatriculation, dans les registres maritimes nationaux, de navires identifiés comme appartenant à la « flotte fantôme » accusée de contourner les sanctions internationales visant le pétrole russe. Le Premier ministre Joseph Dion Ngute a réuni, dans ses services, les administrations concernées, notamment les ministères des Transports et des Pêches.
Selon une correspondance du secrétaire général des Services du Premier ministre (SG/PM) consultée par Investir au Cameroun, la réunion portait sur « l’immatriculation dans les registres maritimes camerounais de navires identifiés comme appartenant à la "flotte fantôme" ». Le SG/PM, Séraphin Magloire Fouda, précise que l’ordre du jour visait « l’identification et la résorption des facteurs favorisant l’immatriculation, dans le registre maritime camerounais, de navires identifiés comme appartenant à la "flotte fantôme" utilisée à des fins de contournement des sanctions internationales ».
Depuis 2023, Yaoundé est accusé d’avoir facilité l’écoulement du pétrole russe sous sanctions via des navires battant pavillon camerounais, dans le contexte de la guerre déclenchée en février 2022 contre l’Ukraine et des efforts occidentaux — en particulier européens — pour priver Moscou de devises liées à la vente de ...