À Yaoundé, le ministre Gaston Eloundou Essomba plaide pour une stratégie africaine commune sur l’eau et l’assainissement

2 months 1 semaine ago

Au nom du chef de l’État, le ministre camerounais de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a présidé le 9 février 2026, au Palais des Congrès de Yaoundé, l’ouverture officielle du 23e congrès de l’Association africaine de l’eau et de l’assainissement (AAEA). Le membre du gouvernement a appelé à des actions concrètes et concertées à l’échelle continentale, afin de renforcer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement en Afrique.

Dans son allocution, il a insisté sur la montée des contraintes et l’obsolescence de réponses isolées : « Les attentes des populations augmentent, les ressources se raréfient dans certaines zones, et les exigences de qualité, de performance et de durabilité s’intensifient. Face à ces mutations, l’Afrique ne peut se contenter de réponses fragmentées ou ponctuelles. Elle doit bâtir des stratégies cohérentes, intégrées et résolument tournées vers l’avenir ».

Un déficit massif d’accès, incompatible avec l’ODD 6

L’appel à l’action s’appuie sur un diagnostic jugé préoccupant par les intervenants. Selon Olivier Gosso, directeur exécutif de l’AAEA, plus de 400 millions de personnes en Afrique n’ont toujours pas accès à l’eau potable, et environ 700 millions d’habitants restent privés de services d’assainissement. Pour Michera ...

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SRC : 14,2 milliards de FCFA non reversés au Trésor public, selon la Chambre des comptes

2 months 1 semaine ago

La Société de recouvrement des creances du Cameroun (SRC) a accumulé une trésorerie importante sans la reverser au Trésor public. Selon le dernier rapport de la Chambre des comptes couvrant la période 2018-2022, « la SRC ne procède pas systématiquement à ces reversements au trésor public », pointant des manquements dans la gestion des fonds publics.

Au 31 décembre 2022, la SRC détenait 14,121 milliards de FCFA correspondant à des sommes recouvrées dans le cadre de conventions avec le ministère des Finances ou de liquidations clôturées, mais non versées à l’État. À ce montant s’ajoutent 107,127 millions de FCFA issus des condamnations pécuniaires, également retenus, privant les bénéficiaires désignés et, surtout, l’État de ressources supplémentaires.

La Chambre des comptes qualifie ces pratiques de violation des dispositions de la loi n°2018/012 du 11 juillet 2018 portant régime financier de l’État et des autres entités publiques. L’article 87 de ce texte prévoit que « tout agent d’une entité publique, tout représentant, administrateur ou agent d’organismes soumis à un titre quelconque au contrôle de la juridiction des comptes et toute personne à qui est reproché un des faits énumérés, peut être sanctionné pour faute de gestion ». L’article ...

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Bois : au Cameroun, six essences sur 300 recensées représentent 70% de la production nationale

2 months 1 semaine ago

L’exploitation forestière au Cameroun reste limitée à un nombre très réduit d’essences, malgré le potentiel dont regorge le patrimoine forestier national. En effet, selon le « rapport d’évaluation à mi-parcours de la SND30 - Stratégie national de développement 2020-2030 » publié par le ministère de l’Economie, sur les 300 essences recensées dans le pays, près de 60 seulement font l’objet d’exploitation à ce jour.

De plus, sur ce nombre déjà très limité d’essences, six d’entre elles représentent 70% de la production nationale du bois, révèle le rapport sus-mentionné. Il s’agit de l’Ayous, du Sapelli, du Tali, de l’Azobé, de l’Okam et du Fraké. Selon le Comité de compétitivité, un think tank du ministère de l’Economie, les sciages de Sapelli en provenance du Cameroun se distinguent particulièrement sur le marché mondial, dont le pays est le premier fournisseur.

Les chiffres révélés par le ministère de l’Economie traduisent une diversification très limitée des produits forestiers. Ils révèlent surtout un potentiel encore inexploité, dans un secteur figurant pourtant parmi les 10 principaux pourvoyeurs de recettes d’exportation au Cameroun.

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Eclairage public : Augustin Tamba défend le projet de 21 milliards FCFA confié au français Sunna Design

2 months 1 semaine ago

L’association des Communes et villes unies du Cameroun (CVUC), qui regroupe les 374 municipalités du pays, a pris position le 6 février pour défendre le projet d’installation de 21 000 lampadaires solaires dans les villes. Une lettre récente — rendue publique — du secrétaire général de la présidence de la République, adressée au ministre des Marchés publics, indique que le marché, d’un montant de 21,4 milliards de FCFA, a été confié en procédure d’urgence à l’entreprise française Sunna Design. Cette information a suscité une controverse dans l’opinion. Les CVUC assurent toutefois que le projet est réel et qu’il ne comporte « aucune surfacturation ».

Dans un communiqué, l’association précise que le projet, baptisé LUMCAM, « repose sur un modèle financement–réalisation » : l’entreprise retenue assurerait le financement, la fourniture et l’installation, avec « une garantie de six ans ». Les CVUC élargissent l’enjeu au-delà de l’éclairage public, en affirmant que le dispositif vise aussi la sécurité, la formation de 800 agents communaux, la création de plus de 3 000 emplois et le transfert de technologie, avec l’ambition d’une future unité de montage au Cameroun.

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SND30 : le Cameroun retient cinq « champions nationaux » pour impulser la transformation structurelle de l’économie

2 months 1 semaine ago

Selon le rapport d’évaluation à mi-parcours de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), publié par le ministre de l’Économie, le gouvernement camerounais a déjà sélectionné cinq premières entreprises appelées à devenir des « champions nationaux ». L’objectif affiché s’inscrit dans le processus de transformation structurelle de l’économie. Cette sélection, indique le document, a été réalisée « en concertation avec le secteur privé » et vise des entreprises « ayant un fort potentiel de croissance ».

Parmi les sociétés retenues figure la Soyabeans Processing Industry of Cameroon (Soproicam SA), unité agro-industrielle spécialisée dans la production et la transformation du soja. La production est réalisée dans la partie septentrionale du pays, tandis que la transformation est assurée dans son usine de Yato, en périphérie de Douala, capitale économique.

Depuis plusieurs années, Soproicam peine à approvisionner suffisamment son usine, dont la capacité atteint 100 tonnes par jour. En cause : l’exportation vers le Nigeria d’une part importante de la production nationale de soja, qui réduit l’offre disponible sur le marché local. Pour atténuer cette contrainte, l’État a accordé à l’entreprise une concession foncière de 2 000 hectares en 2016.

L’objectif est de permettre à ...

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