Malgré son exclusion de l’AGOA, le Cameroun tente de relancer l’intérêt des investisseurs américains via l’AmCham

2 semaines 2 jours ago

Le Cameroun veut transformer son dialogue avec le secteur privé américain en investissements plus concrets. C’est le message porté par le déjeuner d’affaires organisé le 26 mars à Yaoundé par l’American Chamber of Commerce in Cameroon (AmCham), en marge de la 14e Conférence ministérielle de l’OMC. Pour l’organisation, le potentiel existe, mais sa concrétisation suppose un climat des affaires plus lisible, une meilleure information sur les opportunités et une relation économique davantage tournée vers la création de valeur locale. 

La rencontre s’est tenue dans un contexte particulier : le Cameroun reste exclu de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), le dispositif commercial américain qui accorde à certains pays d’Afrique subsaharienne un accès préférentiel au marché des États-Unis. Pour l’AmCham Cameroon, cette situation ne ferme toutefois pas la porte à un approfondissement des relations d’affaires entre Yaoundé et Washington. L’organisation mise notamment sur le relais de son réseau américain pour rapprocher les entreprises des deux pays et faire émerger des projets d’investissement dans plusieurs secteurs. 

Faire du Cameroun autre chose qu’un simple marché

Au-delà du constat, l’AmCham plaide pour une relation économique moins centrée sur la seule consommation et davantage tournée vers ...

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Infrastructures de transport: le Cameroun explore la piste polonaise pour accélérer ses projets

2 semaines 3 jours ago

Le 27 mars, en marge de la 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le ministre des Transports a reçu Aleksander Siemaszko, directeur du Département du commerce et de la coopération internationale au ministère polonais du Développement économique et des Technologies. L’entretien a permis à la partie camerounaise de présenter les opportunités d’investissement dans les transports aérien, routier, ferroviaire et maritime, tandis que l’officiel polonais a exposé les capacités techniques que son pays pourrait mobiliser dans ces différents segments.

Selon une communication du ministère des Transports, « la délégation polonaise a exprimé sa disponibilité à accompagner le Cameroun à travers un partenariat technique et stratégique structurant ». Dans le transport aérien, cette coopération pourrait notamment prendre la forme d’un appui aux programmes de formation des personnels et d’une facilitation des échanges d’expertise entre institutions spécialisées.

Le rail au cœur des attentes camerounaises

Dans le domaine ferroviaire, la délégation conduite par Aleksander Siemaszko a manifesté son intérêt pour l’accompagnement des projets de modernisation du réseau. D’après le ministère, cette contribution pourrait passer par la mobilisation d’entreprises spécialisées, la fourniture d’équipements ferroviaires et le transfert de compétences. La partie polonaise a également évoqué la possibilité de partenariats dans la ...

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Logistique : AGL Cameroun investit plus de 2 milliards FCFA dans de nouveaux équipements

2 semaines 3 jours ago

Dans le cadre de la modernisation de ses opérations et de l’amélioration de la qualité de service, Africa Global Logistics Cameroun (AGL) a présenté, le 26 mars 2026 à Douala, une nouvelle série d’équipements d’une valeur globale de plus de 2 milliards FCFA. L’investissement porte sur une vingtaine de chariots élévateurs, une dizaine de camions-citerneset semi-remorques, ainsi qu’une grue de 100 tonnes de dernière génération.

Cette montée en capacité vise à renforcer la performance des activités portuaires, logistiques, industrielles et de distribution du groupe. Pour AGL Cameroun, l’enjeu est de soutenir la productivité, de réduire les délais opérationnels et d’améliorer la qualité de service sur plusieurs segments de marché.

Une flotte pour sécuriser les livraisons et fluidifier les entrepôts

Les camions-citernes et semi-remorques doivent assurer le transport urbain et régional de colis divers, notamment du malt et du blé pour Boissons du Cameroun et pour Mocaf en Centrafrique. L’objectif affiché est de renforcer la régularité des livraisons, d’améliorer le taux de service client et de réduire les risques de pannes et de retards.

De leur côté, les chariots à pinces et à fourches seront affectés à la manutention rapide des balles de coton et de colis divers dans les magasins spécialisés. Ces équipements doivent permettre d’optimiser la productivité ...

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Climat des affaires : Paris s’inquiète de la dette de l’Etat camerounais envers les entreprises françaises

2 semaines 3 jours ago

La France a officiellement exprimé au Cameroun ses préoccupations sur le traitement des créances dues aux entreprises françaises intervenant pour le compte de l’État. À l’issue de son entretien avec le ministre camerounais des Finances, Louis Paul Motaze, le ministre délégué français chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, Nicolas Forissier, a identifié ce dossier comme un point sensible de la relation économique entre les deux pays.

« On a un sujet qui est important, je l’ai dit, qui a besoin d’être résolu si l’on veut amener d’autres entreprises ou avoir d’autres partenariats, et qui est le fait que, parfois, il y a des retards de paiement », a-t-il déclaré.

Derrière cette mise en garde, Paris pointe une difficulté récurrente rencontrée par les entreprises françaises opérant au Cameroun : le règlement tardif de prestations exécutées dans le cadre de marchés publics. Selon les autorités françaises, ces retards pèsent sur la confiance des investisseurs et brouillent la lisibilité de l’environnement des affaires.

Le constat est d’ailleurs reconnu côté camerounais, ...

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OMC/CM14 à Yaoundé : le débat sur les taxes numériques ravive la question de la souveraineté fiscale en Afrique

2 semaines 4 jours ago

A Yaoundé, le moratoire sur les transmissions électroniques s’impose comme l’un des dossiers les plus sensibles de la 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). En jeu : l’avenir d’un dispositif adopté en 1998, qui interdit aux États d’appliquer des droits de douane sur les flux numériques transfrontaliers.

Jusqu’ici reconduit de manière périodique, ce moratoire cristallise désormais un rapport de force entre grandes puissances commerciales et plusieurs pays en développement. Les États-Unis, soutenus notamment par le Japon, l’Australie, le Mexique, la Norvège et la Suisse, plaident pour sa pérennisation. À l’inverse, l’Inde conteste ouvertement une nouvelle prolongation, estimant que la question doit être réexaminée.

Le débat dépasse largement les seuls contenus culturels dématérialisés. Les transmissions électroniques couvrent aussi les logiciels téléchargés, les services cloud utilisés par les entreprises, les prestations numériques vendues à l’international, les mises à jour informatiques, les formations en ligne ou encore certaines applications de télémédecine.

Entre fluidité du commerce et manque à gagner fiscal

Pour les partisans du moratoire, l’absence de ...

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