Le FMI voit un Cameroun moins dépendant du pétrole, à condition que les mines et les réformes suivent

2 semaines ago

Le Fonds monétaire international (FMI) estime que le Cameroun pourrait retrouver une croissance plus soutenue à moyen terme, mais à une condition claire : que la diversification de l’économie, notamment par les mines, se concrétise réellement et que les réformes annoncées soient menées jusqu’au bout.

Dans sa communication de fin de mission au titre de l’Article IV 2026, l’institution prévoit une progression du PIB de 3,1 % en 2025, puis de 3,3 % en 2026, avant une remontée graduelle jusqu’à 4,6 % en 2031. Cette amélioration reposerait sur la montée en puissance de l’activité minière, un investissement public plus soutenu et une réduction progressive de certains goulets d’étranglement, en particulier dans l’énergie.

Le message du FMI est sans ambiguïté : le pétrole ne peut plus, à lui seul, tirer durablement la croissance camerounaise. Déjà, lors de la huitième revue du programme en juillet 2025, le Fonds soulignait la nécessité d’accroître les recettes non pétrolières, de réduire les vulnérabilités du secteur financier et de corriger les faiblesses persistantes en matière de gouvernance, de gestion publique et de lutte contre la corruption.

Sur ce point, la diversification commence à prendre une forme plus tangible. Coface relève ...

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Coton au Cameroun : inondations et jassides menacent la filière, avec plus de 10 milliards FCFA de pertes par an

2 semaines ago

La filière coton camerounaise subit, depuis 2023, une dégradation simultanée de ses conditions de production. Lors d’une présentation faite le 31 mars 2026 à Garoua, le directeur de la production agricole (DPA) de la Sodecoton, M. Nadama, a identifié deux facteurs qui pèsent désormais lourdement sur l’activité : le dérèglement climatique, à l’origine d’inondations dans les bassins de production sous l’effet de fortes pluies entre août et septembre, et la prolifération des jassides du coton, un insecte ravageur qui s’attaque directement aux plants.

Pour la Sodecoton, ce parasite représente une menace majeure. Selon le DPA, les jassides avaient déjà, il y a quelques années, presque anéanti la filière coton en Afrique de l’Ouest en raison des pertes de production provoquées. Leur contrôle reste en outre coûteux, ce qui limite la capacité de riposte des producteurs les moins capitalisés.

Les effets cumulés de ces deux chocs sont déjà visibles sur le terrain. Entre 2023 et 2025, les superficies cultivées sont passées de 234 000 hectares à 197 000 hectares. En 2024, 11 000 hectares ont été entièrement détruits, tandis que 17 000 hectares ont été partiellement affectés par les attaques de jassides, selon les données présentées par ...

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Artisanat : la Côte d’Ivoire désignée invité spécial de la l’invitée spéciale de la 9e édition du Siarc à Yaoundé

2 semaines 2 jours ago

La Côte d’Ivoire a été désignée invitée spéciale de la 9e édition du Salon international de l’artisanat du Cameroun (Siarc), prévue du 27 juillet au 7 août 2026 à Yaoundé. L’annonce a été faite à l’issue d’une audience accordée par le ministre camerounais des PME, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, Achille Bassilekin III, à son homologue ivoirien, Ibrahim Kalil Konaté, le 26 mars à Yaoundé, en marge de la 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

À sa sortie d’audience, le ministre ivoirien a confirmé la décision. « En marge de cette conférence, notre homologue camerounais en charge des PME et de l’artisanat et moi-même avons discuté de la présence prochaine de la Côte d’Ivoire en qualité d’invité spécial de la 9e édition du Salon international de l’artisanat du Cameroun (Siarc) », a-t-il indiqué.

Le Siarc est un rendez-vous biennal dédié à la promotion et à la commercialisation des produits artisanaux. Il a vocation à offrir aux artisans et aux autres acteurs du secteur un cadre de visibilité et de vente directe, leur permettant de présenter leur savoir-faire à un public national et étranger, de réaliser des revenus et de ...

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Titres publics : le Cameroun entend lever 580 milliards de FCFA sur le marché de la BEAC au 2e trimestre 2026

2 semaines 2 jours ago

Entre avril et juin 2026, le gouvernement camerounais prévoit de mobiliser 580 milliards de FCFA sur le marché des titres publics de la BEAC, la banque centrale des six pays de la Cemac — Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA. L’information figure dans le calendrier prévisionnel des émissions de titres publics de l’État du Cameroun pour le deuxième trimestre 2026, publié le 30 mars 2026 sur le site de l’institut d’émission.

Dans le détail, 160 milliards de FCFA devraient être levés en avril, 155 milliards de FCFA en mai et 265 milliards de FCFA en juin. Le Trésor camerounais entend recourir à des bons du Trésor assimilables (BTA), avec des maturités comprises entre 13 et 52 semaines, ainsi qu’à des obligations du Trésor assimilables (OTA), dont les échéances s’échelonneront entre 2 et 15 ans.

Le calendrier à fin juin 2026 fait surtout apparaître un recours marqué aux instruments de court terme. En juin, par exemple, les BTA devraient représenter 195 milliards de FCFA sur les 265 milliards attendus. En avril, ils pèseraient 95 milliards de FCFA sur 160 milliards. Cette structure de financement traduit une pression persistante sur la ...

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Le FMI alerte sur les fragilités des banques camerounaises face au pari de croissance

2 semaines 2 jours ago

Dans sa consultation annuelle publiée le 30 mars 2026, le Fonds monétaire international met en garde contre les limites du système bancaire camerounais. Entre montée du risque souverain, poids des banques publiques et retard dans les réformes anti-blanchiment, Yaoundé pourrait se heurter à un obstacle majeur au moment de financer ses ambitions de croissance.

Le Fonds monétaire international (FMI) a publié, le 30 mars 2026, sa consultation annuelle avec le Cameroun, première économie de la Cemac. Derrière les perspectives de croissance affichées par le pays, l’institution met en lumière une vulnérabilité centrale : la capacité du système bancaire à financer durablement l’économie.

L’avertissement n’est pas nouveau, mais il revient avec plus d’insistance dans un contexte particulier. Depuis la fin du programme économique conclu avec le FMI en juillet 2025, le Cameroun est entré dans une phase de surveillance post-financement, sans nouveaux décaissements. Dans ce cadre, les banques locales apparaissent plus que jamais comme un relais essentiel pour soutenir l’investissement et l’activité.

Or, selon l’institution de Bretton Woods, ce relais pourrait s’avérer insuffisant si des réformes structurelles ne sont pas menées rapidement. Dans son évaluation, le conseil d’administration du FMI demande ...

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