Huile de palme : face à la chute de l’offre locale, le Cameroun prépare de nouvelles importations en 2026

2 semaines 2 jours ago

Le Cameroun s’apprête à recourir à de nouvelles importations d’huile de palme au second semestre 2026 pour éviter une rupture d’approvisionnement sur le marché intérieur. Cette orientation ressort d’une concertation organisée le 2 juin 2026 au ministère du Commerce, autour des administrations concernées, des producteurs, des industriels et des représentants de l’interprofession.

La réunion, présidée par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, intervient dans un contexte de forte tension sur l’offre locale. Selon les éléments présentés aux participants, les disponibilités nationales seraient tombées sous le seuil de 10 000 tonnes, alors que la demande des ménages, des raffineries, des savonneries et des autres industries utilisatrices reste élevée.

Dans l’immédiat, les importations apparaissent donc comme une mesure de sécurité pour stabiliser le marché. Mais cette option intervient dans un environnement international défavorable. Les cours de l’huile de palme restent sous pression, portés notamment par la demande en biodiesel et par les tensions sur les marchés des huiles végétales. L’analyste Dorab Mistry, directeur de Godrej International, anticipe une poursuite de la hausse des prix, avec un possible pic autour de 5 200 ringgits malaisiens la tonne à la mi-juillet, selon des projections rapportées ...

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Pipeline : le droit de transit du pétrole tchadien au Cameroun atteint 12,2 milliards FCFA à fin avril 2026 (+11%)

2 semaines 3 jours ago

Au cours des quatre premiers mois de l’année 2026, le droit de transit du pétrole tchadien sur le territoire camerounais, à travers le pipeline Tchad-Cameroun - long de 1080 Km - a rapporté au trésor public camerounais 12,2 milliards de FCFA, selon le Comité de pilotage et de suivi des pipelines (CPSP). Cette enveloppe correspond à une hausse de 1,2 milliard de FCFA en glissement annuel, soit 11% en valeur relative.

A en croire le CPSP, cette manne est le fruit du transit par le territoire camerounais, entre janvier et avril 2026, d’une cargaison totale de 16,1 millions de barils de brut produits dans les champs pétroliers du Tchad.

En effet, dépourvu de façade maritime, le Tchad dépend du pipeline Tchad–Cameroun pour exporter son pétrole brut. Ces exportations se font à partir du terminal de Komé à Kribi, dans la région du Sud du Cameroun. En contrepartie, le Trésor public camerounais perçoit un droit de transit sur chaque baril transitant sur son territoire. Cette redevance s’élève à 1,321 dollar par baril, selon les informations disponibles.

Ce montant est le résultat d’âpres négociations imposées par le Cameroun à partir de l’année 2013, en vue ...

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Aquaculture : un Salon interprofessionnel d’une semaine organisé à Yaoundé pour promouvoir l’import-substitution

2 semaines 3 jours ago

La 2è édition du Salon interprofessionnel de l’aquaculture du Cameroun (SIAC) s’est officiellement ouverte ce 2 juin 2026 à l’esplanade du palais des sports de Yaoundé. Cette manifestation organisée par l’Organisation interprofessionnelle pour le développement de l’aquaculture au Cameroun (Oidac), en partenariat avec le ministère de l’Elevage, des Pêche et des Industries animales (Minepia), s’achève le 6 juin prochain.

L’édition 2026 du SIAC a pour thème « les politiques et stratégies de développement de l’aquaculture au Cameroun comme leviers nationaux d’animation territoriale sur le plan économique, social et technologique ». Selon les organisateurs, pendant près d’une semaine, cet événement donnera lieu à des ateliers thématiques, des conférences, des rencontres B to B, des sessions de formation, une exposition des produits de l’aquaculture camerounaise, des séances de dégustation, etc.

Selon le Minepia, le SIAC a pour but « d’accompagner les politiques gouvernementales en matière de développement, et particulièrement la politique d’import substitution dans la filière halieutique». En effet, le gouvernement mise sur le développement de l’aquaculture au Cameroun pour réduire le déficit de la production locale et freiner les importations massives de poissons congelés, qui fragilisent depuis des années la balance commerciale du pays.

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Journée africaine de l'intelligence économique 2026 : l'appel de Yaoundé consacre l'union sacrée des forces locales

2 semaines 4 jours ago

Pour le Cameroun, pays hôte de la 9e édition de la Journée africaine de l’intelligence économique, sous le thème du « Pouvoir de l’information stratégique », l'événement marque un tournant institutionnel grâce à un partenariat d'exception associant IE237, le MINREX, le MINCOM, le MINEPAT, le MINTP, l'APME, l'ENAM, l'IRIC, les Douanes camerounaises et Boissons du Cameroun. Cette synergie, une de plus, est la preuve irréfutable de la confiance accrue des parties prenantes envers le CAVIE, ainsi que de la reconnaissance et de l'implication profonde des acteurs publics et privés nationaux dans ses actions.

Pendant des décennies, les structures décisionnelles africaines ont navigué à vue, dépendantes de rapports de consultants étrangers souvent déconnectés des réalités du terrain ou servant des intérêts stratégiques divergents. En structurant un écosystème capable d'accompagner les champions nationaux - ces entreprises qui représentent aujourd'hui entre 20 et 30 % de la croissance des exportations dans les secteurs clés comme l'agro-industrie, les technologies et l'énergie - le Centre africain de veille et d'intelligence économique a transformé le paysage décisionnel local. L'intelligence économique est devenue le système nerveux central de la puissance en devenir et la veille sa machine à réduire l’incertitude. Pour les décideurs ...

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Électricité : le retrait de KPDC et DPDC expose la fragilité financière du secteur camerounais

2 semaines 4 jours ago

Le système électrique camerounais traverse une nouvelle crise. Dans une note d’information publiée le 2 juin 2026, le ministère de l’Eau et de l’Énergie indique que les sociétés Kribi Power Development Company (KPDC) et Dibamba Power Development Company (DPDC), filiales du groupe Globeleq, ont retiré, le 1er juin à 9 heures, les capacités de production de leurs centrales thermiques du Réseau interconnecté Sud (RIS).

Ces deux centrales occupent une place stratégique dans l’équilibre du système électrique. La centrale à gaz de Kribi dispose d’une capacité installée de 216 MW, tandis que la centrale de Dibamba, alimentée au fuel lourd et mobilisée notamment pour répondre aux pics de demande, affiche 88 MW. Ensemble, elles représentent 304 MW de capacité installée.

Un contentieux fiscal devenu crise électrique

Selon la note du ministère, ce retrait intervient dans un contexte marqué par « le blocage des comptes bancaires dudit groupe par l’administration fiscale », dans le cadre d’une « procédure de recouvrement forcé » consécutive au « non-paiement de certaines obligations fiscales ».

Le document ajoute que cette procédure survient dans « un environnement de tensions de trésorerie liées aux impayés persistants du concessionnaire de distribution ». Cette précision est décisive. Elle montre que la crise ne se ...

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