Portefeuille SNH : Perenco baisse, Tradex progresse, mais les dividendes 2023 reculent à 52,6 milliards FCFA

3 months ago

La Société nationale des hydrocarbures (SNH) a encaissé en 2023 52,592 milliards de FCFA de dividendes bruts issus des sociétés de son portefeuille, contre 67,948 milliards de FCFA en 2022, soit une baisse de 22,6 %, selon son rapport annuel. Depuis le début de la diversification amorcée en 1994, l’entreprise publique a constitué un portefeuille de 13 participations dans les secteurs pétrolier, parapétrolier et connexes. La dynamique observée en 2023, note le document, pourrait s’expliquer en partie par la baisse des revenus générés par certaines entités.

Perenco : recul des résultats dans deux participations à 20 %

Dans Perenco Rio Del Rey (PRDR), où la SNH détient 20 % du capital, le bénéfice a chuté de 23,14 %. La filiale a clos l’exercice sur un résultat d’environ 67 milliards FCFA (119,1 millions USD ; USD), contre 86,8 milliards FCFA (154,963 millions USD ; USD) l’année précédente. Le dividende net par action versé s’est établi à environ 0,4 million FCFA (776 USD ; USD) [À vérifier : taux].

Même tendance chez Perenco Cameroon ...

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Bourse de Douala : le Cameroun envisage un nouvel emprunt obligataire de 150 milliards de FCFA en 2026

3 months ago

Au cours de l’année 2026, le gouvernement camerounais projette de lancer un nouvel emprunt obligataire d’un montant de 150 milliards de FCFA à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac), le marché financier unifié des pays de la Cemac - Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA - basé à Douala au Cameroun. L’information est contenue dans le calendrier prévisionnel des émissions de titres publics camerounais en 2026, élaboré par la direction générale du Trésor du ministère des Finances.

En effet, à côté des émissions de bons et obligations du Trésor assimilables (BTA et OTA) annoncées sur le marché des titres publics piloté par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), l’institut d’émission des pays de la Cemac, ce calendrier prévoit une émission d’obligations du Trésor (OT). Ces valeurs sont émises exclusivement sur le marché financier sous-régional (Bvmac), ou alors sur le marché international des capitaux. Le montant - 150 milliards de FCFA - de l’opération étant modeste pour solliciter le marché international, cette levée de fonds devrait à priori se faire à la bourse de Douala.

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Bvmac : la Bdeac rembourse plus de 53 milliards de FCFA aux investisseurs en un mois

3 months ago

Au mois de décembre 2025, la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (Bdeac) a remboursé des dettes d’un montant total de 53,3 milliards de FCFA aux investisseurs de la Bourse des valeurs mobilières de Afrique centrale (Bvmac), basée à Douala au Cameroun. Selon la Bvmac, ces remboursements sont relatifs aux emprunts obligataires 2020-2027 et  2021-2028 lancés sur le marché financier unifié par cette institution financière sous-régionale. 

Le premier remboursement, au titre de l’emprunt 2021-2028, a été effectué le 8 décembre 2025. Il portait sur un montant de 28,1 milliards FCFA, dont 5,1 milliards de FCFA d’intérêts. Le 2è remboursement est intervenu le 31 décembre 2025, comptant pour l’appel public à l’épargne 2020-2027 de la Bdeac. Montant du remboursement : 21,3 milliards de FCFA, dont près de 3,5 milliards de FCFA pour les intérêts.

Depuis son arrivée sur le marché financier unifié des pays de la Cemac en 2020 - Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA - la Bdeac s’affirme comme le principal rémunérateur des investisseurs de la Bvmac, grâce à six lignes d’obligations cotées.

En 2023, par exemple, les investisseurs actifs sur ce marché ont perçu 76,5 milliards de FCFA d’intérêts sur ...

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Commissaires de la CEEAC : Yaoundé hésite entre Marché commun et Genre avant la réunion de Malabo

3 months ago

La Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) s’engage dans une séquence diplomatique décisive pour la désignation de ses cinq commissaires formant son gouvernement. Dans une note adressée aux ministères en charge des Affaires étrangères des pays membres, la Commission annonce la tenue, les 16 et 17 janvier 2026 à Malabo, de la réunion du Conseil des ministres préparatoire à la IXe session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État relatif à ce sujet.

La session revêt un enjeu particulier pour le Cameroun. Yaoundé devra y afficher clairement son choix entre deux portefeuilles : celui du Marché commun, des Affaires économiques, monétaires et financières ou celui de la Promotion du genre, du Développement humain et social.

Pour le premier poste, le candidat du Cameroun est Jacob Kotcho Bongkwaha, docteur en économie et actuel directeur du Marché commun à la CEEAC. Présent au cœur de l’institution, il connaît les dossiers « de l’intérieur », leurs blocages comme leurs perspectives. Son profil technocratique est conforté par l’évaluation de Mazars, qui lui attribue le meilleur score parmi les 52 candidats présélectionnés : 90,25 sur 100, nettement devant ses rivaux.

Bataille d’influence dans le sérail

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Secteur de l’électricité : Eneo n’a recouvré que 59 milliards FCFA de l’État et de ses démembrements en 2024

3 months ago

Le rapport annuel d’Eneo met en lumière une nouvelle dégradation des paiements de l’État et de ses démembrements au titre de leurs consommations d’électricité en 2024. L’entreprise indique que l’exercice a été « singularisé par un effort moins marqué en termes de paiements » de la part des administrations publiques.

Selon le rapport, l’État central et ses démembrements n’ont versé que 59 milliards FCFA sur l’ensemble de l’année, un niveau jugé insuffisant « pour couvrir partiellement les montants dus à Eneo pour la période ». À ce déficit s’ajoute la faiblesse des paiements de certaines grandes entreprises publiques, pourtant parmi les principaux consommateurs du réseau : Alucam et Camwater n’ont réglé qu’un total de 6 milliards FCFA.

Le document souligne par ailleurs qu’Eneo « n’a pratiquement rien perçu » au titre de l’éclairage public de l’année, ni au titre de la compensation tarifaire. Deux postes qui constituent pourtant des poches essentielles des revenus de l’énergéticien.

La situation s’inscrit dans une tendance de fond. Le paiement régulier des consommations publiques constitue depuis plusieurs années un casse-tête pour les finances du secteur. Dans une interview accordée en avril 2024 à Investir au Cameroun, le directeur général de l’entreprise, ...

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