Café robusta : le Cameroun lance son premier centre d’excellence dans la région de l’Est pour améliorer la qualité

2 weeks 5 days ago

Le Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC) a procédé, le 24 mars 2026 à Baditoum, dans la région de l’Est, à l’inauguration officielle du premier centre d’excellence de traitement post-récolte du café robusta au Cameroun. Dotée d’une salle de fermentation équipée et des aires de séchage, cette infrastructure permettra d’administrer au café un traitement spécifique pour obtenir des cerises de qualité supérieure.

« Ce centre d’excellence marque le début de la production du café de spécialité au Cameroun », affirme Akanksa Gupta, experte de l’Association des cafés de spécialité, qui a fait le déplacement de Baditoum. « Plus on travaille sur la qualité, plus facilement on pourra cibler les marchés de niches, qui permettent de vendre le café à un prix satisfaisant pour le producteur », déclare Anselme Gouthon, le président de l’Association des cafés robusta d’Afrique et de Madagascar (Acram), qui se satisfait de cette initiative du Cameroun.

A travers cette montée en gamme sur la qualité du café robusta, le CICC entend dupliquer une expérience qui a déjà produit des résultats positifs dans la ...

Investir au Cameroun Publication

Bananes : la CDBM et la CDC propulsent les exportations du Cameroun à 225 345 tonnes en 2025 (+7%)

2 weeks 5 days ago

Le Cameroun a exporté 225 345 tonnes de bananes en 2025, selon les chiffres compilés par l’Association bananière du Cameroun (Assobacam). Ce volume progresse de 7 % par rapport aux 210 686 tonnes expédiées vers le marché international en 2024.

L’analyse des données de l’Assobacam montre que cette progression des exportations camerounaises repose principalement sur deux producteurs. Le premier est la Compagnie des bananes de Mondoni (CDBM), deuxième filiale au Cameroun du groupe français Compagnie fruitière de Marseille. Les ventes à l’international de cette entreprise ont bondi de 69,5 % en 2025, pour atteindre 23 814 tonnes, contre 14 052 tonnes un an plus tôt.

Le second moteur de cette hausse est la Cameroon Development Corporation (CDC). Cette agro-industrie détenue à 100 % par l’État du Cameroun a vu ses exportations de bananes progresser de 33,6 % en 2025. Elles se sont établies à 42 286 tonnes, contre 31 643 tonnes en 2024.

En revanche, les volumes expédiés par les Plantations du Haut Penja (PHP) ont légèrement reculé sur la période. Selon l’Assobacam, la première filiale de la Compagnie fruitière au Cameroun, et leader du marché local de la banane, a exporté 151 713 tonnes en 2025, contre 153 258 tonnes en 2024, soit une baisse de 1 %.

Le ...

Investir au Cameroun Publication

Cacao : au Cameroun, le prix des fèves retrouve celui du café robusta après trois semaines de recul

2 weeks 6 days ago

Le prix du kilogramme de fèves de cacao s’établissait entre 1 200 et 1 300 FCFA dans les bassins de production du Cameroun au 24 mars 2026, selon les pointages du Système d’information des filières (SIF) piloté par l’Office national du cacao et du café (ONCC). À ce niveau, le cacao retrouve le même seuil de prix que le café robusta, une situation inédite depuis le 3 mars 2026.

Ce jour-là, les cours du robusta avaient franchi un cap inédit sur le marché camerounais en dépassant ceux du cacao, une première observée dans le pays depuis de nombreuses années. Le 18 février 2026, les deux produits avaient déjà atteint le même niveau de prix pour la première fois depuis longtemps.

Depuis, l’écart s’était creusé en faveur du robusta, marquant une rupture dans la hiérarchie habituelle des prix agricoles. Historiquement, le cacao surclassait de manière quasi systématique le café robusta, variété la plus répandue au Cameroun.

Un retournement qui confirme la faiblesse du cacao

Le renversement observé ces dernières semaines entre les filières cacao et café reflète avant tout la mauvaise passe traversée par le cacao depuis l’ouverture de la campagne 2025-2026. Après un pic de 6 000 FCFA/kg lors de la ...

Investir au Cameroun Publication

À Yaoundé, le coton africain part à la conquête des investisseurs industriels

2 weeks 6 days ago

A Yaoundé, les principaux pays africains producteurs de coton veulent déplacer le dossier coton hors du seul terrain commercial. En marge de la 14e Conférence ministérielle de l’OMC, les pays du C-4+ Bénin, Burkina Faso, Mali, Tchad et Côte d’Ivoire ont présenté une plateforme destinée à attirer des capitaux dans la transformation locale, de la fibre au textile, jusqu’à l’habillement. C’était le 25 mars dernier, dans le cadre de la Conférence de haut niveau sur le Partenariat pour le Coton (PPC).

L’idée est simple : exporter moins de coton brut et conserver en Afrique une part beaucoup plus importante de la valeur ajoutée. Avec le Partenariat pour le coton, lancé en 2024 avec l’appui de l’OMC et de plusieurs partenaires, les promoteurs de l’initiative entendent bâtir, sur la période 2026-2030, une offre suffisamment crédible pour séduire les investisseurs sur l’ensemble de la chaîne de valeur.

L’enjeu est loin d’être marginal. Les pays du C-4+ totalisent plus d’un million de tonnes de production par an, soit environ la moitié de la production africaine et près de 4 % de la production mondiale. Pourtant, cette puissance agricole reste peu transformée localement. Selon la directrice générale ...

Investir au Cameroun Publication

À Yaoundé, la réforme de l’OMC se heurte aux fractures du commerce mondial

2 weeks 6 days ago

Yaoundé accueille, depuis le 26 mars 2026, la 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dans un contexte particulièrement tendu pour le commerce international. Pendant quatre jours, les membres de l’organisation se réunissent dans la capitale camerounaise pour tenter de relancer une institution affaiblie par les blocages dans les négociations, l’intensification des rivalités géopolitiques et la progression des mesures protectionnistes.

À ces tensions s’ajoutent les perturbations de l’économie mondiale provoquées par la guerre au Moyen-Orient, qui pèsent sur les échanges internationaux et sur les chaînes d’approvisionnement. Dès l’ouverture des travaux, la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, a dressé un constat alarmant, évoquant les plus graves perturbations du système commercial mondial depuis huit décennies. Pour la responsable de l’institution, ces déséquilibres traduisent des bouleversements plus profonds de l’ordre international, dans un contexte de contestation croissante du multilatéralisme.

Réformer une OMC en perte d’élan

Pour le Cameroun, l’organisation de cette conférence présente une portée à la fois diplomatique, économique et symbolique. Après Nairobi en 2015, il s’agit de la deuxième conférence ministérielle de l’OMC organisée sur le continent africain. Ce choix renforce la visibilité du pays sur la scène internationale et place Yaoundé au centre des discussions ...

Investir au Cameroun Publication