Cameroun : AFG Bank de l’Ivoirien Koné Dossongui reprend jusqu’à 50 milliards de FCFA de créances sur l’État en 2025

3 months 1 semaine ago

Arrêté à fin septembre 2025, le dernier rapport de conjoncture sur la dette publique du Cameroun met en avant la montée en puissance d’AFG Bank dans la gestion du passif intérieur de l’État. À travers plusieurs opérations de cession de créances, la banque fondée par le milliardaire ivoirien Bernard Koné Dossongui s’est imposée comme l’un des principaux relais financiers mobilisés pour apurer des arriérés de paiement dus par l’administration centrale à des entreprises stratégiques.

Dans un contexte de pressions sur la trésorerie publique, l’État camerounais a recouru en 2025 au mécanisme -désormais bien rodé- de la cession de créances. Pour une banque, l’opération consiste à racheter auprès des fournisseurs de l’État des factures impayées, convertissant une dette commerciale flottante en une dette bancaire structurée, inscrite dans l’encours de la dette intérieure.

La Caisse autonome d’amortissement (CAA) classe ces opérations dans la dette structurée bancaire, dont l’encours a fortement progressé au cours de l’année. À fin septembre 2025, la dette intérieure de l’administration centrale (hors restes à payer et dette flottante) s’établit à 4 246 ...

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Cameroun : le secteur de l’électricité pourrait-il disjoncter ? (Tribune)

3 months 1 semaine ago

Le 19 novembre 2025, l’État du Cameroun a procédé à ce qu’il est convenu d’appeler la renationalisation d’ENEO (Energy of Cameroon), en acceptant de racheter les 51 % jusque-là détenus par le fonds d’investissement britannique ACTIS. Par cette opération, l’État détient désormais 95 % du capital d’ENEO, qui, faut-il le rappeler, est l’opérateur de référence du secteur de l’électricité au Cameroun, ayant le monopole de la distribution et gérant des unités de production, constituées de 44 centrales, d’un mix énergétique comprenant l’hydroélectricité, le thermique et le solaire.

Cette renationalisation s’effectue dans un contexte marqué, entre autres, par une crise multidimensionnelle sévère à laquelle le secteur de l’électricité au Cameroun est confronté. Du coup, la question lancinante et de fond est de savoir ce que l’État du Cameroun peut ou va faire pour sauver un secteur névralgique pour la qualité de vie des populations et le développement économique du pays.

En reprenant ENEO, l’État a opéré une intégration verticale d’envergure, concentrant sous sa bannière, à travers quelques-uns de ses démembrements, la production (ENEO), le transport (SONATREL), ...

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Cameroun : 5 642 milliards de FCFA de financements déjà disponibles mais toujours non utilisés

3 months 1 semaine ago

Selon le dernier rapport mensuel sur la dette publique de la Caisse autonome d’amortissement (CAA), le Cameroun disposait, au 30 septembre 2025, de 5 641,9 milliards de FCFA de financements extérieurs, soit engagés mais non décaissés, soit autorisés mais non encore signés. Un volume proche d’une année et demie des 3 000 milliards de FCFA d’endettement prévus par la loi de finances 2026 pour couvrir le déficit budgétaire, alors même que les besoins restent élevés en infrastructures, énergie et développement agricole.

La part principale correspond aux soldes engagés non décaissés (SEND), qui atteignaient 4 714,7 milliards de FCFA à fin septembre 2025. Il s’agit de prêts déjà signés avec des créanciers — principalement des institutions multilatérales et des partenaires bilatéraux — sans décaissement effectif à ce stade. À ce stock s’ajoutent 927,2 milliards de FCFA de financements autorisés par décret présidentiel, dont les conventions de prêt restent à finaliser. Une fois signés, ces accords alimenteront le même circuit de financement extérieur, prolongeant le décalage entre engagement contractuel et impact économique.

2 856,4 milliards de FCFA de SEND classés « à contraintes »

Au sein des prêts non décaissés, la CAA souligne le poids des SEND ...

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Distribution : Casino cède BAO Cash & Carry au Cameroun à 2S Retail

3 months 1 semaine ago

Le groupe français Casino tourne une page de sa présence opérationnelle directe dans la distribution de gros au Cameroun. Dans un communiqué rendu public mercredi et consulté par Investir au Cameroun, l’enseigne annonce la cession de la société 3C Cameroun, exploitant le réseau BAO Cash & Carry, à la société 2S Retail. L’opération, effective depuis le 31 décembre, porte sur sept points de vente : cinq magasins intégrés à Douala et deux unités exploitées en franchise à Nkongsamba et Limbé.

Les termes financiers de la transaction n’ont pas été rendus publics. Casino indique toutefois que cette cession s’inscrit dans l’évolution de sa stratégie internationale, désormais orientée vers des partenariats locaux et le développement en franchise. Le groupe conservera un rôle en amont, en continuant à approvisionner BAO Cash & Carry avec ses marques propres, afin d’assurer une continuité du modèle économique.

Entrée sur le marché camerounais en 2018, l’enseigne BAO Cash & Carry s’est progressivement imposée comme un acteur de référence du cash & carry — la vente en gros à bas coûts — ciblant à la fois les professionnels (commerçants, restaurateurs, revendeurs) et les particuliers. Selon les chiffres communiqués par le ...

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Réseau routier : Paul Biya annonce un programme spécial de réhabilitation dès 2026

3 months 1 semaine ago

Le président de la République a annoncé, dans son discours de vœux à la nation du 31 décembre 2025, la mise en œuvre « dès cette année » d’un programme spécial visant la réhabilitation des axes routiers dégradés. Le chef de l’État a précisé que l’initiative intégrerait aussi la construction de nouvelles routes. Selon lui, « [ce programme] permettra notamment d’améliorer la mobilité urbaine et interurbaine, ainsi que l’accès aux bassins de production ».

La réhabilitation et l’agrandissement du réseau routier restent une préoccupation récurrente des pouvoirs publics, tandis que l’état des routes alimente l’inquiétude des populations. Les principaux axes, notamment ceux reliant les plus grandes villes, sont fortement dégradés. Conséquence : ralentissement des échanges, allongement des temps de trajet et multiplication des accidents.

L’axe Yaoundé–Douala illustre ces difficultés : il faut compter 5 à 6 heures pour parcourir les 230 km séparant les deux principales villes du pays. D’autres corridors sont cités parmi les plus affectés, notamment Édéa–Kribi, Garoua–Ngaoundéré, ainsi que Douala–Bafoussam.

Un bilan 2025 contrasté, des objectifs à préciser

Selon les données les plus récentes du ministère des Travaux publics, 75 % (91 404,7 km) du réseau routier camerounais est en état médiocre ...

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