Standard Chartered Bank perd 2,8 milliards de FCFA, mais améliore son profil de risque suite à son retrait du Cameroun

3 months 2 semaines ago

Dans son rapport annuel 2025 publié le 24 février 2026, le groupe bancaire britannique Standard Chartered dresse le bilan financier de son retrait du Cameroun. La cession de sa filiale locale a généré une perte globale de 5 millions de dollars en 2025, soit environ 2,8 milliards FCFA au cours actuel du dollar américain.

Malgré cet impact comptable, l’opération a contribué à améliorer le profil de risque du groupe. Sur le segment Banque d’entreprise et d’investissement, les actifs pondérés en fonction des risques (Risk Weighted Assets – RWA) ont été réduits de 300 millions de dollars en 2025, soit environ 167 milliards FCFA, du fait du départ du marché camerounais.

En pratique, les RWA mesurent le volume d’actifs ajusté du risque et déterminent le niveau minimal de fonds propres qu’une banque doit mobiliser pour couvrir son exposition au crédit. La baisse enregistrée en 2025 traduit ainsi une réduction de l’exposition au risque, suggérant un niveau de risque de crédit relativement élevé sur le marché camerounais.

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SIAP 2026 : à Paris, le Cameroun mise sur cacao, café et poivre de Penja pour soutenir ses exportations

3 months 2 semaines ago

Du 21 février au 1er mars 2026, le Cameroun participe au 62e Salon international de l’Agriculture de Paris (SIAP). À travers cette vitrine mondiale, le pays entend promouvoir ses produits phares et valoriser le savoir-faire de ses producteurs. Le nombre exact d’entreprises présentes n’a toutefois pas été communiqué par la Chambre d’agriculture, des pêches, de l’élevage et des forêts du Cameroun (Capef), qui coordonne la participation nationale.

Selon une source au sein de la Capef, le Cameroun dispose d’un stand où sont exposés le café, le cacao et ses dérivés, les graines de courge, divers assaisonnements ainsi que le poivre de Penja. Cette épice, produite sur les terres volcaniques du Moungo (région du Littoral), bénéficie d’une notoriété internationale. Son exposition à Paris a souvent été soutenue par l’Agence française de développement (AFD), qui a notamment accompagné sa labellisation en 2013.

Cette reconnaissance a transformé la filière : le prix du kilogramme est passé de 2 500 FCFA à plus de 14 000–20 000 FCFA, créant des opportunités d’investissement dans une activité qui emploie plus de 2 000 personnes.

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Ciment : l’Ivoirien Kone Dossongui relance son projet d’usine d’un million de tonnes à Kribi

3 months 2 semaines ago

La Société de ciment du Cameroun, filiale d’Atlantic Group contrôlé par l’homme d’affaires ivoirien Kone Dossongui, a signé le 19 février 2026 à Yaoundé un avenant à sa convention avec l’Agence de promotion des investissements (API). L’accord porte sur le projet de cimenterie à Kribi (région du Sud). Il ne s’agit pas d’une nouvelle convention, mais d’une modification de celle conclue le 4 août 2021.

Selon Georges Wilson, vice-président d’Atlantic Group, cet avenant découle d’une amélioration des technologies de production prévues pour l’usine. Cette évolution entraîne une révision à la hausse du coût initial, estimé à plus de 39 milliards FCFA. En clair, l’investissement dépassera l’enveloppe annoncée en 2021 pour la future unité implantée dans la zone industrialo-portuaire de Kribi.

La convention modifiée ouvre droit à des exonérations fiscalo-douanières sur des périodes allant de 5 à 10 ans, durant les phases de construction et d’exploitation, conformément à la loi d’avril 2013 sur les incitations à l’investissement privé, révisée en 2017 et 2025.

Environ 1 600 emplois ...

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Dépôts et consignations : MTN transfère plus de 400 millions FCFA à la CDEC, issus des cautions d’abonnés et de partenaires

3 months 2 semaines ago

L’opérateur MTN Cameroon et la Caisse des Dépôts et Consignations (CDEC) signent, ce 25 février 2026, une convention encadrant la gestion des dépôts de garantie versés par certains abonnés. La signature doit être suivie d’un premier procès-verbal de transfert portant sur un montant supérieur à 400 millions FCFA, selon une source autorisée.

Ces sommes correspondent aux cautions exigées par l’opérateur de téléphonie lors de la souscription de certains contrats. Elles visent à couvrir le risque de factures impayées ou, le cas échéant, la non-restitution d’équipements mis à disposition. Il ne s’agit pas d’un paiement du service, mais d’une garantie. Celle-ci doit être restituée en fin de relation contractuelle, sauf dettes résiduelles ou non-respect des conditions prévues. L’opérateur peut alors déduire les montants dus avant de reverser le solde éventuel.

Le dispositif s’inscrit dans le cadre de la loi n°2008/003 du 14 avril 2008 régissant les dépôts et consignations, ainsi que du décret n°2023/08500/PM du 1er décembre 2023, qui fixe les modalités de transfert des fonds et valeurs dévolus à la CDEC. « En pratique, lorsque des entreprises détiennent des sommes destinées à être restituées à des tiers, la réforme prévoit leur dépôt ...

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Yaoundé accueille un colloque sur les obligations vertes et PPP pour financer les infrastructures Cemac

3 months 2 semaines ago

Le financement des infrastructures en Afrique centrale sera au cœur du deuxième Colloque financier international, prévu du 23 au 24 avril 2026 à Yaoundé. L’initiative est portée par les sociétés de bourse Contracturer Capital S.A., Horus Investment Capital et Akoa Mballa & Co, qui entendent renforcer l’ingénierie financière au service des projets structurants dans la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (Cemac).

Placés sous le thème « Marché financier régional et ingénierie des financements structurés pour les projets d’infrastructures dans la Cemac », les échanges visent à rapprocher les marchés financiers régionaux des besoins de financement de long terme en matière de transport, d’énergie, d’eau, de télécommunications et d’équipements publics. Selon des cabinets camerounais d’ingénierie financière, « le marché reste insuffisamment exploité pour le financement à long terme des projets structurants », malgré un environnement régional structuré et la présence d’investisseurs institutionnels et non institutionnels.

Les organisateurs mettent en avant l’existence de liquidités locales encore peu mobilisées. L’enjeu est d’améliorer l’intermédiation entre épargne disponible et projets d’infrastructures, afin de réduire la dépendance aux financements extérieurs.

Obligations vertes, PPP et innovation financière

Cinq axes structureront les travaux. Ils incluent ...

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